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Complications neurologiques du diabète: le risque cardio vasculaire en cause

Associated Press (AP) 27/01/2005 15h04

Depuis des décennies, les personnes souffrant de diabète de type 1, ou diabète juvénile, sont averties de l'importance du contrôle de leur glycémie (taux de sucre dans le sang), un examen permettant d'éviter les atteintes neurologiques qui peuvent entraîner l'amputation d'un pied ou d'une jambe.



Une nouvelle étude souligne que cet avertissement devrait être complété d'un: «ne fumez pas, et faites attention à votre poids et à votre tension artérielle». L'étude souligne en effet que les facteurs de risque cardio-vasculaires sont au moins aussi importants que la glycémie elle-même pour prédire quel diabétique développera des problèmes neurologiques.

L'étude conduite par le Dr Solomon Tesfaye de l'hôpital Sheffield Teaching en Angleterre est publiée dans le New England Journal of Medicine.

Le diabète se définit par un taux de sucre trop élevé dans le sang (hyperglycémie chronique). Il existe deux formes de diabète: le diabète de type 1, insulino-dépendant, touchant principalement l'adolescent ou l'adulte de moins de 40 ans; et le diabète de type 2, ou non insulino-dépendant, qui débute tardivement et touche volontiers les patients aimant bien manger, sédentaires et trop gros.

Le diabète de type 1 est une affection dans laquelle les cellules du pancréas responsables de la production d'insuline (hormone qui permet au sucre de pénétrer dans la cellule) sont détruites. Ce déficit absolu en insuline nécessite un traitement à vie par piqûre d'insuline. Le diabète 1 survient plutôt chez l'enfant ou l'adulte jeune.

Les chercheurs britanniques ont sélectionné 1172 personnes atteintes de diabète de type 1 répartis dans toute l'Europe, et surveillé leur mode de vie (tabagisme, poids, tension artérielle, taux de cholestérol et de triglycérides) pendant sept années. Près du quart d'entre eux ont souffert de troubles neurologiques pendant cette période.

Une fois assurés que la glycémie avait été bien contrôlée, les chercheurs ont établi une corrélation entre les lésions nerveuses et les facteurs de risque cardio-vasculaires. Par exemple, les patients qui présentaient une hypertension artérielle étaient deux fois plus exposés aux complications neurologiques que les autres.

«Les résultats soulignent qu'il faut traiter le patient dans son ensemble», a déclaré le Dr Martin Abrahamson, médecin du centre sur le diabète Joslin, qui n'a pas participé à l'étude. «Vous ne pouvez pas vous limiter à la glycémie. Vous devez aussi prendre en compte les facteurs de risque cardio-vasculaires.»

Aux États-Unis, sur les 18 millions de diabétiques, 5 à 10 pour cent souffrent de diabète de type 1.

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